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Ver macaque

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Mis à jour le 02-10-2016  |  Publié le 04-08-2005 - Lu 48 032 fois
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C'est le nom donné en Guyane à certaines Myases. Ce sont des affections dermatologiques dues à la pénétration dans la peau de larves de mouches (asticots). Ce parasitage s'effectue en quelques sortes par erreur : les mouches pondent en général sur les grands herbivores et occasionnellement sur l'homme. 

Il existe plusieurs variétés de myases suivant l'espèce de mouche pondeuse. Elles ont en commun un aspect allongé, conique et blanchâtre les faisant ressembler à des vers, d'où la dénomination courante. Mais se sont ni des vers ni des filaires. Il existe des myases des plaies : elles sont provoquées par la ponte de mouches sur une plaie préexistante. Les mouches viennent se nourrir des matières organiques en décomposition sur la plaie et pondent ensuite leur oeufs. Il existe également des myases sous-cutanées, divisées elles-mêmes en myases rampantes et en myases furonculoïdes. C'est cette dernière qui est appelée en Guyane "ver macaque". A noter qu'il existe une variante en Afrique sous le nom de "ver de Cayor". 

Le "ver macaque" est dû à la mouche Dermatobia hominis. Celle-ci dépose ses oeufs sur l'abdomen de moustiques, qui eux-mêmes les déposent sur la peau humaine. La contamination a lieu en zone forestière ou marécageuse, très rarement en zone urbaine. Ce cycle est une impasse parasitaire car la plupart du temps, l'asticot ne parvient pas à maturité dans la peau humaine. La durée d'évolution est de 3 à 6 semaines. Cliniquement, la lésion ressemble à un furoncle centré par un petit orifice, au fond duquel on peut observer les mouvements de l'asticot. Il n'y a qu'un seul parasite par lésion. Les symptômes sont assez réduits : prurit (démangeaison), avec sensation de gratouillements intermittents. Le patient peut même avoir l'impression que quelque chose bouge sous sa peau. Une adénopathie (ganglion) peut être présente.

Le traitement consiste en l'extraction de la larve : pour cela, il faut agrandir l'orifice d'entrée pour extraire une larve en forme de bouteille de Perrier et munie de crochets. Pour les lésions récentes, une méthode douce consiste à appliquer une couche épaisse de gras de porc frais, maintenu par un pansement, sur l'orifice d'entrée et ceci durant 24 heures. La larve est asphyxiée et alors remonte à la surface, et il suffit de retirer le pansement avec la larve. Un variante moins exotique utilise de la vaseline en application, dans les même conditions que précédemment. Une désinfection soigneuse de la plaie sera ensuite nécessaire jusqu'à cicatrisation totale.

Toujours vérifier la vaccination antitétanique.

 

 

D'après un article Dr R.PRADINAUD - Ancien Chef du Service de Dermatologie du Centre Hospitalier de Cayenne.

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